Dossiers, Spécial

Mar 2010

C'est près de 10 ans après le crash du supersonique « le Concorde » d'Air France, que s'ouvre le procès de cette catastrophe aérienne. Survenu le 25 juillet 2000, l'accident a couté la vie à 113 personnes (100 passagers, 9 membres d'équipage et 4 personnes au sol) et précipité la retraite de l'avion franco-anglais.

Air France et British Airways ont arrêté définitivement les vols du Concorde le 24 octobre 2003 après avoir enregistré plusieurs autres incidents sur leurs appareils.

Crash du Concorde, une lamelle métallique serait à l’origine du drame

Crash du Concorde
Selon la thèse officielle, une lamelle métallique perdue sur la piste par un avion de la compagnie américaine Continental Airlines, ayant décollé quelques minutes avant le Concorde, serait à l'origine du Crash. La lamelle a fait éclater un pneu, dont les débris auraient percé un réservoir de l'appareil et provoqué un incendie. L'avion s'est écrasé deux minutes après son décollage.

Si cette thèse est retenue, Continental Airlines risque de payer une facture qui pourrait s'élever à plusieurs centaines de millions de dollars.

Un autre scénario, défendu par Continental Airlines, met en cause la surcharge de l'appareil, ainsi qu'une défaillance dans sa maintenance. Cette thèse a été confortée par des témoignages, rapportant qu'un incendie s'est déclaré sous le Concorde avant son passage sur la lamelle.

Crash du Concorde, le procès

Six prévenus se trouvent sur le banc des accusés : trois salariés de Continental Airlines (deux techniciens et un représentant de la compagnie), deux responsables du programme Concorde et un représentant de la Direction Générale de l'Aviation Civile (DGAC). Ils seront jugés par le tribunal correctionnel de Pontoise, pour « homicide involontaire » et sont passibles d'une peine maximale de cinq ans de prison et de 75 000 EUR (102 882 USD) d'amende. Les sociétés incriminées risquent, quant à elles, une amande maximale de 375 000 EUR (514 414 USD).
Les responsables du programme Concorde et de la DGAC sont poursuivis pour avoir sous-estimé la gravité des incidents, ayant affectés l'avion par le passé.

En revanche, Air France, qui a décidé de se porter partie civile, n'est pas mise en cause dans cette affaire. Sa responsabilité pénale a été écartée le 15 janvier 2002 par le Bureau d'Enquêtes et d'Analyses (BEA).
La compagnie française est donc en droit de réclamer réparation dès lors qu'elle a subi un préjudice d'image et un préjudice financier surtout que l'accident a entraîné la fin de l'exploitation du supersonique, après 27 ans de service.

Proces crash Concorde Les grands absents de ce procès sont les familles des passagers. Elles ont renoncé, moins d'une année après le drame, à toutes poursuites en contrepartie d'un accord global d'indemnisation, conclu notamment avec les assureurs d'Air France. Un montant avoisinant les 115 millions EUR (157 millions USD) a été octroyé aux 700 ayants droit, selon leur degré de parenté avec la victime et le montant de leur préjudice financier.
Les familles des quatre autres victimes au sol, qui elles n'ont pas encore perçu d'indemnisation, et la famille du commandant de bord du Concorde, qui a refusé tout arrangement financier avec Air France, se sont constituées parties civiles et attendent réparation.

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