Au cours des trente derniers jours, la bande Sahélo-saharienne, région traditionnellement aride, enregistre des précipitations sans précédent dépassant de 600% la moyenne de référence dans certaines régions.
Le bilan humain est déjà lourd avec plus de 1 000 morts et 3 millions de personnes déplacées dont 700 000 au Niger et 400 000 autres au nord du Nigéria. Le bilan matériel est également élevé. Des infrastructures, cultures et habitations ont été gravement endommagées, voire détruites. Des villes entières se retrouvent isolées et coupées du monde par les eaux.
Les populations affectées par les catastrophes sont confrontées à une triple menace : la destruction de leurs biens, l'insécurité alimentaire et la propagation de maladies.
Au-delà de l'urgence humanitaire, les inondations exceptionnelles au Sahara interrogent nos capacités d'adaptation face à un changement climatique accéléré. Elles mettent également en lumière la fragilité des sociétés les plus exposées et le lourd tribut payé par les pays les moins responsables du réchauffement.
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