Le marché mondial de l’assurance et la réassurance fait face à des crises multiples depuis des années dont une grande majorité est générée par trois risques majeurs : le changement climatique, le risque géopolitique et les cyberattaques.
Le changement climatique est considéré comme le principal risque auquel le secteur est actuellement confronté. Selon Swiss Re, les pertes assurées engendrées par les catastrophes naturelles ont dépassé en 2023 la barre des 100 milliards USD pour la quatrième année consécutive. Plus de 50% de ces dommages sont provoqués par les périls secondaires tels que les inondations, la grêle et les incendies.
Les effets du réchauffement climatique sont multiples dont la flambée des coûts de réparation et de construction ainsi que le durcissement des conditions de réassurance.
Les assureurs et réassureurs sont également confrontés à une crise géopolitique. En 2022, 60% des pays sont soumis à des sanctions financières affectant le secteur de l’assurance.
Ces risques géopolitiques ont un impact économique sur le secteur à l’échelle mondiale. La violence politique entraîne, pour sa part, une augmentation des pertes assurées liées aux grèves, émeutes et mouvements populaires.
Le troisième défi pour l’industrie est technologique. L’introduction de l’intelligence artificielle dans le secteur de l’assurance permettrait des gains de productivité mais pourrait toutefois donner naissance à de nouveaux risques dans la chaîne de production. A cela s’ajoute, la demande de couverture contre les cyberattaques qui reste toujours limitée, malgré l’ampleur et le nombre croissant des piratages informatiques.
Ces informations ont été dévoilées par Gianfranco Lot, responsable de la souscription non-vie au sein de Swiss Re.
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