La voiture autonome, bientôt sur nos routes

Le projet de voiture sans chauffeur avance à pas de géant. Constructeurs, acteurs du numérique, équipementiers et assureurs se mobilisent pour accélérer la transition vers des véhicules entièrement autonomes et opérationnels. Nul doute que l’arrivée sur le marché de cette nouvelle génération de véhicules révolutionnera de fond en comble l’industrie de l’assurance.

Développement de la voiture autonome

voiture autonomeLicence standard de Fotolia

Depuis les premiers projets lancés dans les années 1920(1) , bien du chemin a été parcouru. On est bien loin du prototype « Linrrican Wonder », présenté en 1925 dans les rues de New York, un véhicule radiocommandé, contrôlé par une antenne fixée sur le capot.

C’est à partir des années 2000 que les voitures autonomes ou « Driverless cars» ont connu leur véritable envol. Les dernières évolutions technologiques ont inéluctablement accéléré leur développement. Les progrès ont en fait permis de doter ces voitures de l’intelligence artificielle et de les équiper d’un système avancé d’aide à la conduite (ADAS) ou carrément d’un programme de pilotage automatique(2).

De nombreux constructeurs automobile se sont depuis lancés dans l’aventure, souvent en partenariat avec des spécialistes en informatique et en robotique.

Parmi les constructeurs opérant sur ce créneau, notons Tesla Motors, BMW, Mercedes-Benz, Honda Motor, Volkswagen, Ford Motor, Volvo, Toyota, General Motors et plus récemment Fiat Chrysler Automobiles.

Deux acteurs du numérique font également partie de ce gotha: il s’agit de Google Car et de Apple Car.

Les cinq plus importants constructeurs automobile

 Classement 2015
1
Toyota
2
Volkswagen
3
Daimler
4
Renault incluant Nissan
5
General Motors
 
 Classement du futur(1)
1
Google Car
2
Volvo
3
Daimler-Mercedes
4
Tesla
5
Apple

Source: Juniper Research

Avancement du projet de la voiture autonome

Pour ne pas passer à côté de la voiture de demain, les divers opérateurs sur ce marché prometteur se livrent à une course contre la montre. Chacun a sa stratégie, sa feuille de route, ses propres priorités mais également des travaux plus ou moins avancés.

voiture autonome © Steve Jurvetson, CC BY 2.0

Parmi les constructeurs de voitures autonomes les plus actifs, nous retrouvons le géant du Web, Google qui semble avoir pris une longueur d’avance sur ses concurrents. Ce dernier qui a lancé le projet de Google Cars il y a plus de 10 ans, s’est rapproché du constructeur Fiat Chrysler pour équiper et tester une centaine d'automobiles.

D’autres fabricants, en avance sur leur temps, pensent d’ores et déjà à la phase de commercialisation de certains modèles. BMW compte commercialiser dès 2021 la « BMW i Next », sa première voiture entièrement autonome.

Le projet de voiture sans chauffeur n’est cependant qu’à ses débuts pour d’autres opérateurs à l’instar d’Apple. Ce dernier a déposé des brevets concernant les systèmes de navigation et recruté des experts de l’industrie automobile. Tout comme General Motors qui a annoncé en début d’année un investissement de 500 millions USD pour développer son projet.

Après les premiers tests effectués en 2014, le constructeur suédois Volvo testera pour sa part sa voiture autonome en conditions réelles sur les routes britanniques dès 2017.

Rappelons que depuis quelques années, un nombre croissant de conducteurs utilisent des applications ou des outils connectés à internet pour se guider dans leurs déplacements.

Des fonctions d’autopilotage sont ainsi proposées par plusieurs constructeurs. Tesla, BMW, Mercedes ou Audi offrent d’ores et déjà des systèmes semi-automatiques à moins de 50 km/h. La nouvelle Mercedes-Benz Classe E et la BMW Série 7 sont déjà capables de se garer sans conducteur.

Voiture autonome, un enjeu économique important

Vu l’importance de l’enjeu économique, la course au développement de cette gamme de voiture n’est qu’à ses débuts. Selon une étude du cabinet Ptolemus, 380 millions de voitures dans le monde disposeront en 2030 de technologie hautement ou pleinement autonome. Le marché mondial de la conduite autonome représenterait alors 87 milliards USD en 2025 et plus de 565 milliards USD en 2035. A elle seule, la vente d’équipements de sécurité et d’assistance active à la conduite devrait passer de 30 milliards USD en 2025 à 197 milliards USD en 2035.

Selon les experts, le projet de la voiture autonome arrivera à maturité en 2040. Les constructeurs Ford et Toyota avancent quant à eux la date de 2020 pour la voiture fortement automatisée et 2025 pour un véhicule entièrement autonome.

L’ensemble de l’industrie automobile européenne compte commercialiser ces véhicules d’ici 2020. Cette date est également communiquée par Google et la société de service Uber pour le lancement des robots taxis. Tesla, plus optimiste, annonce pour sa part que le projet sera prêt en 2018.

Différentes approches à l’horizon

voiture autonomeSelf-parking © Mike Roberts, CC BY-SA 2.0

Deux approches de la conduite autonome sont actuellement en exploration:

Approche progressive avec un système d’aide à la conduite (ADAS). Ce système est compatible avec l’évolution technologique, la législation en vigueur et l’état actuel des routes. Il intègre déjà un bon nombre d'innovations comme le stationnement délégué, le pilotage par la voix ou les gestes, le freinage automatique d’urgence, le maintien sur route avec respect des distances de sécurité et le mode de conduite semi-automatique sur autoroute.

Approche 100% autonome: Conduite entièrement autonome sans intervention humaine qui sera réservée dans un premier temps aux early-adopters (1).

Aux Etats-Unis, la loi autorise cette conduite sous certaines conditions :

  • limite de vitesse (40 km/h pour la Google Car circulant en Californie)
  • présence d’un conducteur derrière le volant prêt à intervenir à tout moment.

Malgré des avancées notoires, plusieurs limites techniques restreignent toutefois le champ d’application de ces véhicules: comme la conduite en milieu urbain où la voiture sans chauffeur doit cohabiter avec les autres voitures, la présence des piétons et des cyclistes.

« Google car » une des premières voitures autonomes

Lancé en 2005, le projet «Google Driverless Car» a expérimenté dès octobre 2010 un système de pilotage automatique, doté de radars, caméras vidéo et GPS.

voiture autonome«Google Driverless Car» © Grendelkhan, CC BY-SA 4.0

Deux types de véhicule ont été mis à l'essai : des véhicules de série modifiés, à l'instar de la Toyota Prius et de l’Audi TT et la Google car, véhicule électrique conçu entièrement par Google sans volant ni commande d'accélérateur ou de frein. Ce prototype est équipé d’un Lidar: télédétection par laser

En 2016, Google franchit une étape supplémentaire avec le développement de sa voiture autonome. Pour la première fois le géant du web s’associe à un constructeur, Fiat Chrysler Automobiles, pour équiper une centaine de monospaces avec des capteurs et des logiciels de conduite. Cet accord permet à Google de doubler sa flotte de voitures autonomes et de tester un véhicule qui peut embarquer jusqu’à sept passagers.

Sur piste d’essai en Californie avant la fin de 2016, les Chrysler Pacifica hybrides et autonomes devront par la suite rejoindre la circulation sur route ouverte pour poursuivre la phase d’expérimentation.

Google a révélé qu’en six ans d’activité, il n’a enregistré que 17 accidents mineurs pour plus de 3,2 millions de kilomètres parcourus.

L’assurance des voitures autonomes

voiture autonomeTest en Californie © Runner1928, CC BY-SA 3.0

Avec les phases d’expérimentation en cours, la question de l’assurance de la voiture autonome commence à se poser.

L’arrivée à grande échelle de la voiture pilotée par intelligence artificielle devrait impacter négativement le secteur de l’assurance. A l’horizon 2035 et selon certaines études, les véhicules partiellement ou entièrement autonomes représenteraient près de 30% de la production automobile mondiale.

Plus sûrs, ces véhicules sont réputés avoir une marge d’erreur moindre. Une baisse de 80% du nombre d’accidents de la route à l’horizon 2040 est donc à prévoir. Ce recul de la sinistralité devrait être suivi par une régression du volume des primes automobile collectées. Selon certaines estimations, dans les dix années à venir, le chiffre d’affaires généré par cette branche connaîtrait un repli de 40%.

Ce recul des revenus des assureurs automobile pourrait être toutefois compensé par:

  • la baisse des indemnisations et des frais de réparation (prise en charge, dépannage,...),
  • l’introduction de nouvelles garanties obligatoires à l’instar de la RC produit pour les constructeurs ou les fabricants de systèmes embarqués,
  • l’apparition de nouvelles opportunités pour les assureurs digitaux pour exploiter ces nouvelles niches,
  • l’exposition à de nouveaux risques comme la panne technique, la défaillance d’un capteur, les problèmes mécaniques ou encore un bug informatique,
  • la réduction de certaines menaces comme les catastrophes naturelles, le vandalisme ou les vols qui affectent de plus en plus la branche automobile,
  • la diminution considérable des fraudes grâce à l’enregistrement des paramètres de conduite par un logiciel de bord. La détermination de la cause d’un sinistre sera ainsi plus facile,
  • la concentration du marché de l’assurance automobile pour faire face à des risques de pointe et à des aléas de plus en plus complexes.

Difficultés de déterminer la responsabilité

La responsabilité en cas d’accident serait plus difficile à établir: le conducteur derrière le volant alors qu’il ne conduit pas, le propriétaire du véhicule, le concepteur du logiciel ou le constructeur de la voiture. L’assureur sera confronté à un véritable casse-tête.

Pour les voitures semi-autonomes, la question est plus ou moins résolue. C’est le conducteur qui est responsable durant le trajet. Mais lorsqu’une fonction automatique est activée telle que le parking autonome, c’est l’équipementier qui sera mis en cause. Allianz opère déjà sur ce créneau et propose une offre d’assurance dédiée aux conducteurs disposant de ces éléments d’aide à la conduite.

Pour les voitures entièrement autonomes plusieurs schémas sont à l’étude:

Certains spécialistes avancent l’idée d’un fonds d’assurance alimenté par l’ensemble de la profession afin de financer les compensations en cas d’accident.

D’autres proposent un dispositif d’assurance à double niveau c'est-à-dire une assurance pour le conducteur et une autre pour le véhicule.

Alors que des experts en risques émergents plaident pour l’instauration d’un mécanisme dit « de responsabilité sans faute », inspiré de la législation américaine. C’est l’entreprise qui a créé le système de conduite autonome qui sera ainsi tenue pour responsable par défaut. Elle doit dédommager automatiquement les victimes, prouver par la suite son absence de responsabilité dans l’accident et effectuer les recours qu’elle juge nécessaire. Google, Volvo et Mercedes ont déjà affirmé qu'ils accepteront de supporter la responsabilité juridique en cas d'incident causé par leurs voitures autonomes.

Enfin, certains spécialistes suggèrent que les constructeurs et les équipementiers souscrivent ensemble des couvertures couvrant toute leur flotte autopilotée auprès d’un grand assureur spécialisé. Une partie du risque sera alors transférée aux clients.

Vers un assouplissement de la réglementation pour les voitures autonomes

La réglementation mondiale tend elle aussi à suivre l’évolution et faciliter la transition vers la voiture autonome. De plus en plus de régulateurs et de décideurs politiques sont conscients que la promulgation de nouvelles lois sera nécessaire pour permettre à ces véhicules de circuler.

En Europe, plusieurs pays (Allemagne, France, Suède et Royaume-Uni) autorisent les essais sur route ouverte ou sur autoroute à certains véhicules dotés d’une plaque spéciale.

En mars 2016, la commission économique pour l’Europe des Nations Unies (UNECE) a révisé la Convention de Vienne, texte qui régule la circulation routière depuis 1968. Pour la première fois le législateur autorise des systèmes de conduite autonome sur les routes, à condition que ces derniers soient contrôlés et puissent être désactivés par le conducteur à tout moment.

La National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), l’autorité américaine chargée de la sécurité routière, a, quant à elle, affirmé pour la première fois en février 2016 qu’elle pourrait appliquer au système d’intelligence artificielle de la voiture autonome « Google Car » la notion juridique de « conducteur ». Aux Etats-Unis, plusieurs états ont autorisé les tests de voitures autonomes sur leur territoire et au total six Etats ont légiféré sur les voitures autonomes

Pour sa part, Google fait actuellement pression pour que deux projets de loi fassent du Nevada le premier état où les véhicules sans conducteur pourront être légalement utilisés sur la voie publique.

Avantages de conduire une voiture autonome ou semi-autonome

A terme, la conduite autonome procurera bien des avantages:

  • Amélioration de la sécurité avec une marge d’erreur très minime: baisse du nombre d’accidents et de la mortalité routière. Le développement des techniques de conduite autonome et semi-autonome devrait réduire le nombre de sinistres de 80% d’ici 2035,
  • Optimisation du temps parcouru en évitant les embouteillages et en empruntant les routes les plus dégagées,
  • Réduction de la consommation d’énergie,
  • Confort en termes de conduite,
  • Nouvelles catégories de personnes ciblées : aveugles et handicapés.

Limites de la voiture sans chauffeur

voiture autonome

La conduite automatique reste cependant sujette à précaution. Plusieurs inquiétudes peuvent être relevées:

  • La cohabitation avec les voitures classiques reste inévitable. Les voitures autonomes devront emprunter les mêmes routes que les voitures classiques, ce qui ne va pas immédiatement réduire les risques d’accident,
  • Difficulté d’intégrer les technologies numériques dans l’infrastructure existante,
  • Difficulté de déterminer la responsabilité en cas d’accident,
  • Coût élevé des équipements: entre 5 600 et 11 300 USD de plus qu’un véhicule normal,
  • Incapacité d’agir devant les signes d’un agent de police,
  • Baisse des revenus de l’assurance automobile. La voiture autonome engendrera un manque à gagner qui pourrait être important. En Allemagne par exemple la croissance du nombre de véhicules sans conducteur pourrait réduire le montant des primes automobile de 40% d’ici 2030. Pour l’ensemble de l’Europe, ce recul est estimé à 25%,
  • La réglementation ne suit pas l’évolution,
  • Réticence de la plupart des consommateurs et faible engouement pour les voitures autonomes,
  • Risque de cyber-attaque. Le système de conduite autonome pourrait être la cible des pirates et hackers. Ces derniers peuvent ainsi ouvrir une voiture et la contrôler à distance,
  • Défaillance technique ou informatique,
  • Protection de la vie privée.

Les acteurs opérant sur le marché de la voiture autonome

Constructeurs automobiles

ActeurPaysTravaux actuels et expérimentationAmbitions
Audi, filiale de Volkswagen
Allemagne
  • Accent sur l’assistance à la conduite et les services
  • Lancement d’un prototype RS7, équipé de GPS différentiel, radio haute fréquence et caméra 3D.
  • Cette voiture est capable de se garer seule et de rouler dans un embouteillage
  • Premier constructeur mondial à obtenir en 2013 une autorisation de mise en circulation dans le Nevada.
  • Autorisation pour effectuer des tests en Floride et en Californie afin de développer sa base de données
  • Lancement en 2017 d’un modèle capable de rouler de manière autonome sur routes à une vitesse de 60 km/h maximum
  • Mise en circulation en 2025 de la voiture 100% autonome
BMW
Allemagne
  • Accent sur l’assistance à la conduite et les services
  • Intégration des technologies totalement nouvelles dans la nouvelle génération de la série 7
  • Autorisation de tests en condition réelle de circulation aux Etats-Unis
  • Développement de la voiture 100% autonome.
  • Commercialisation en 2021 de la première voiture autonome baptisée BMW i Next
Mercedes
Allemagne
  • Lancement en 2016 de la Classe E
  • Accent sur l’assistance à la conduite et les services
  • Lancement de l’application Car2go: limousine sans chauffeur qui récupère les clients
  • Autorisation de tests en circulation réelle aux Etats-Unis
  • Développement de la voiture 100% autonome
  • Mise en circulation de  la F015 Luxury in Motion, un concept-car qui devrait être prêt à l’horizon 2030
  • Lancement de Mercedes-Benz Actros, le premier camion sans chauffeur qui devrait entrer sur le marché dans 4 ans, une fois les obstacles juridiques levés
Volvo
Suède
  • Début des travaux dans les années 2010: le constructeur a commencé par la prospection des clients et le développement de la technologie
  • Lancement du projet «Drive Me»
  • Début en 2014 des tests encadrés par des ingénieurs dans les rues de Göteborg, deuxième agglomération suédoise
  • Permission de rouler en Australie, octroyée en novembre 2015 à un prototype XC90
  • Mise en circulation de 100 voitures autonomes XC90, qui seront confiées dès 2017 à des particuliers dans les rues de Göteborg.
  • Lancement en 2020, de la voiture totalement autonome
Ford
Etats-Unis
  • Triplement en 2016 du nombre de prototypes en test. Ford devient ainsi le premier constructeur mondial en termes de flotte de voitures autonomes
  • Réalisation actuelle de tests en conditions réelles pour 30 véhicules en Californie, Arizona et au Michigan
  • Amélioration des algorithmes qui gèrent le système de conduite
Toyota
Japon
  • Intérêt pour la voiture autonome dès le début des années 1990
  • Investissement de 1 milliard USD et ouverture d’un centre de développement dans la Silicon Valley qui emploie 200 ingénieurs
  • Présentation, le 6 octobre 2015, de la première voiture autonome: la Highway Teammate
  • Commercialisation en 2020, des premières voitures partiellement autonomes
PSA Peugeot Citroën
France
  • Constructeur français le plus avancé sur la voiture autonome. Peugeot a rejoint la course en 2014
  • Mise en circulation en 2016 d’une vingtaine de prototypes. Ces derniers sillonnent les routes après avoir obtenu une autorisation pour des tests en conditions réelles
  • Lancement en 2018 de véhicules équipés de fonctions de conduite autonome, sous surveillance d’un conducteur
  • A l’horizon 2020, la conduite automatisée de niveau 3 devrait voir le jour
  • Concertation avec l'ONU pour amender certains règlements et permettre la conduite autonome
Renault/Nissan
France/ Japon
  • Autorisation de circulation, dès 2013, pour la version robotisée de Nissan Leaf électrique sur les routes japonaises en conditions réelles
  • Arrivée en 2018 de la fonction «maintien automatique dans une voie» sur plusieurs modèles
  • Lancement en 2020 d’une gamme de véhicules équipés de capacités autonomes aux Etats-Unis, en Europe, au Japon et en Chine
General Motors
Etats-Unis
  • Accent sur l'auto partage avant de cibler les clients individuels Investissement de 500 millions USD
  • Conclusion en janvier 2016 d’un partenariat  avec Lyft, un géant américain de VTC(1), pour développer un véhicule capable d'évoluer seul en ville
  • Intégration des systèmes de conduite automatisée sur certains modèles à l’instar de la Chevrolet Bolt
  • Avènement en 2017 des modèles semi-autonomes

(1) Véhicule de Tourisme avec Chauffeur

Fournisseurs de services connectés

Acteur
PaysTravaux actuels et expérimentationAmbitions
Google
Etats-Unis
  • Début des travaux en 2005
  • Présence de prototypes sur les routes américaines en 2009. Ces véhicules ont déjà parcouru près de 700 000 kilomètres
  • Autorisation de tests aux Etats-Unis et au Royaume-Uni
  • En 2020, mise à la disposition du public des Google Cars
Tesla Motors, constructeur de voitures électriques
Etats-Unis
  • Mise à disposition des équipements d’auto pilotage en octobre 2015
  • Recrutement de 1 600 ingénieurs pour améliorer l'Autopilot
  • Lancement en 2017 de la voiture entièrement autonome qui sera techniquement prête la même année
  • Commercialisation en 2018 de la voiture autonome, si le législateur le permet
Apple
Etats-Unis
  • Réservation des noms de domaine Apple.car, Apple.cars et Apple.auto
  • Dépôt de brevets des systèmes de navigation
  • Recrutement de cadres de l'industrie automobile
  • Malgré ces mesures, le projet de voiture autonome reste en retard par rapport aux concurrents et aucun prototype n'a été dévoilé à ce jour
  • La première voiture autonome ne sera pas prête avant 4 ans
Faraday Future, constructeur de voitures électriques
Etats-Unis
  • Recrutement de 750 salariés depuis la création, en mai 2014, de cette start-up américaine, financée par un milliardaire chinois
  • Divulgation, en janvier 2016, du premier prototype lors du «Consumer Electronic Show» (CES) à Las Vegas
  • Investissement de 1,4 milliard USD, alloué à la construction d'une usine au Nevada
  • Lancement fin 2017, d’une berline de luxe dont le prix devrait dépasser les 150 000 USD
  • Conception d’une voiture entièrement autonome et pilotable par Smartphone. Cette voiture peut atteindre une vitesse de pointe de 320 Km/H
Uber Société de VTC (Véhicules de tourisme avec chauffeur)
Etats-Unis
  • Présentation en mai 2016 du prototype de voiture sans chauffeur, testé actuellement dans les rues de Pittsburgh, aux États-Unis
  • En mars 2016, commande à long terme de 100 000 Mercedes Class S semi-autonomes auprès du constructeur allemand. Ces véhicules seront équipés de la technologie «Intelligent Drive»
  • Développement d’un taxi autonome. Les premières courses en voiture autonome sont prévues en 2020
  • Mener des essais de voitures 100% autonomes sans présence de conducteur
Lyft Société de VTC (Véhicules de tourisme avec chauffeur)
Etats-Unis
  • Partenariat entre Lyft et General Motors constructeur américain a investi 500 millions USD dans Lyft
  • Développement de solutions de conduite autonome
  • Lancement fin 2016 des taxis autonomes
  • En 2017, début des tests des courses avec un ingénieur à bord au lieu d’un chauffeur

Equipementiers automobiles

Acteur
PaysTravaux actuels et expérimentationAmbitions
Valeo
France
  • Commercialisation en 1991 du premier système d'aide au stationnement à ultra-sons
  • Présentation en 2016 d’un prototype semi-autonome, à habitacle ultra-connecté
  • Déploiement de technologies au sein de diverses marques automobiles
  • Exposition au congrès mondial des ITS(1) de Bordeaux en octobre 2015 d’une fonction; «hands-off» ou semi-autonome sur la Cruise 4U, une Volkswagen Golf retravaillée
  • Mise en action des fonctions semi-autonomes sur autoroute, pour des Audi haut de gamme, Tesla Model S, Mercedes-Benz, BMW et Infiniti (fruit de l’alliance Renault-Nissan)
  • Innovation de la fonction «Park assist; aide au stationnement qui équipe 200 millions de voitures dans le monde
  • Développement de la voiture autonome par étapes: manœuvres de parking, conduite sur périphérique ou autoroute et enfin, conduite en agglomération
  • Industrialisation entre 2018 et 2020 du système «Drive4U». Encore au stade expérimental, ce système offre une autonomie presque totale au véhicule
Bosch
Allemagne
  • Développement des technologies d'automatisation ou de connectivité plus de 2 500 ingénieurs du groupe y travaillent actuellement
  • Inauguration d’un centre de recherche dédié à l'analyse d'images par intelligence artificielle
  • Début de la phase de test en Allemagne, aux Etats-Unis et au Japon
  • Bosch travaille déjà avec Audi et Mercedes
  • Tests sur des véhicules autonomes au Japon, où Bosch pourra expérimenter la future fonction «Highway Pilot»
  • Mise en fonction à l’horizon 2020 de l’assistance partielle à la conduite
Continental
Allemagne
  • Dès 2012, obtention d’une autorisation de test sur les routes du Nevada, États-Unis
  • Embauche de 1 300 chercheurs travaillant sur «l'avenir de l'automobile»
  • Exploration de différentes briques technologiques(2)qui mènent au véhicule autonome à l’instar du système «Vehicle-to-X (V2X)» qui permet l’échange des données entre véhicules
  • Lancement en 2025 de la voiture sans conducteur
Delphi
Etats-Unis
  • Tests en conditions réelles aux Etats-Unis
  • Construction d’une piste d'essais à Wuppertal en Allemagne.
  • En 2014, une bonne partie du budget recherche et développement, évalué à 1,7 milliard USD, a été allouée à la conduite autonome
  • En avril 2015, une Audi Q5 équipée par Delphi a rallié San Francisco à New York en neuf jours, soit 5 470 kilomètres dont 99% en mode entièrement autonome
  • Lancement en 2018 d’un boitier unique pour traiter et interpréter les données transmises par les différents détecteurs de la voiture

(1) Systèmes de Transport Intelligents
(2) Les briques technologiques sont des éléments de base, des composants qui réalisent des fonctions élémentaires et qui peuvent être agencés de façons différentes pour réaliser des fonctions plus complexes

Niveaux d’autonomie des voitures

voiture autonome © Steve Jurvetson, CC BY 2.0

L’Organisation Internationale des Constructeurs Automobiles (OICA) distingue cinq niveaux d’autonomie des véhicules:

Niveau 0: Le véhicule ne dispose d’aucune automatisation. Le conducteur maîtrise tous les paramètres de la conduite (vitesse, direction, freinage, etc.)

Niveau 1: Le véhicule dispose de certaines fonctions automatiques (antiblocage des roues, accélération automatique, électro-stabilisateur programmé, etc.). Ces systèmes assistent le conducteur qui garde toujours le contrôle du véhicule.

Niveau 2: Le véhicule est équipé d’au moins deux fonctions automatiques combinées. On cite par exemple l’association entre l’assistant de voies de circulation et l'adaptateur de vitesse ou encore le système d’aide au stationnement. Le contrôle du véhicule peut être assuré automatiquement dans des trajectoires relativement rectilignes (autoroutes bien tracées) ou dans certaines situations particulières (stationnement). Mis à part cela, le conducteur doit assurer tout le reste des paramètres de conduite (détection d’obstacles, freinage, déviations, etc.).

Niveau 3: Le véhicule dispose d’une autonomie limitée. Le conducteur peut déclencher le système automatisé dans des conditions bien particulières (sur les autoroutes ou en cas d’embouteillage). La voiture est capable d’assurer tous les paramètres de conduite y compris la détection d’obstacles, le freinage et la détermination de la distance de sécurité. Le conducteur peut lever les pieds des pédales et les mains du volant. Si les conditions ne sont plus favorables à la circulation autonome, le système se déconnecte et émet un signal au conducteur pour qu’il reprenne le contrôle du véhicule.

Niveau 4: Le véhicule est complètement autonome. La seule intervention humaine consiste à déterminer la destination. La voiture peut circuler sans occupant à bord.

(1) Voir Atlas Magazine N° 110 L’assurance automobile face au défi des nouvelles technologies
(2) Un système qui utilise un lidar, une caméra, des radars, un récepteur GPS et des capteurs sur les roues motrices
(3) Estimations après l’avènement de la voiture autonome (4) Clients cibles ayant l’habitude d’adopter ou d’acheter quasiment toutes les nouvelles technologies ou innovations.

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