Atlas Magazine Janvier 2017

2016, une année de transition

A l’heure du traditionnel bilan de fin d’année, 2016 apparaît comme un exercice de transition.

Un contexte économique et financier difficile a continué de peser sur la profession. Ceci est particulièrement vrai pour les assureurs vie qui restent vulnérables aux taux d’intérêt bas. Dans la branche non vie, la faible reprise économique mondiale qui se dessine ne semble pas encore suffisante pour relancer l’activité. Malgré des résultats bien en deçà des performances du passé les investisseurs restent attirés par le secteur. Les capacités financières sont pléthoriques entraînant une concurrence effrénée. Les tarifs, en particulier ceux de la réassurance, ont atteint des niveaux bas difficilement tenables.

Bien au-delà des aspects techniques et comptables, l’année 2016 a surtout été marquée par un accroissement de la pression réglementaire. De par le monde, les autorités de contrôle légifèrent et imposent des règles de plus en plus contraignantes à l’ensemble des acteurs : assureurs, réassureurs, intermédiaires. La solidité du marché devient une priorité.

En matière de nouveauté, l’année 2016 est celle de la révolution digitale. Cette dernière bouleverse tous les schémas. Elle ouvre de larges horizons aux assureurs qui sont toutefois obligés de repenser leurs produits, tarification, gestion et réseau de distribution, le tout sans oublier les objets connectés et la voiture autonome.

Revers de la médaille, l’invasion du digital génère une nouvelle sinistralité de type catastrophique. La cyber criminalité risque de coûter très cher aux assureurs.

Enfin, l’année 2016 a consacré le retour des opérations de fusion-acquisition avec l’arrivée de nouveaux investisseurs asiatiques, en particulier chinois et japonais.

Atlas Magazine N°137, janvier 2017

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