Atlas Magazine Février 2017

Le monde à l’envers

En cette fin de janvier 2017, les perspectives du secteur de l’assurance pour l’année en cours ne prêtent pas à l’optimisme. La profession est confrontée à une série d’événements qui soulèvent inquiétudes et questionnements. Cumulées les unes aux autres, ces incertitudes pèsent sur un marché en perte de repères.
Atlas Magazine N 138, fevrier 2017

L’ensemble du système est contesté, non plus par des acteurs de second plan, mais par ceux qui l’ont créé et imposé à l’ensemble de la planète.

L’arrivée au pouvoir de la nouvelle administration américaine et le rejet de l’ordre économique prôné par celle-ci ravivent les controverses autour des notions de mondialisation et de libéralisme. Ces deux termes jusqu’alors indissociables semblent à présent antinomiques. Les chantres du libéralisme ne trouvent plus intérêt à maintenir le système actuel. Le Brexit est le symbole de ce revirement idéologique.

Le nationalisme économique, avec son lot de directives protectionnistes, va à l’encontre du principe de mutualisation des risques à l’échelle planétaire. Londres, jadis centre mondial de l’assurance, s’isole. La migration d’assureurs et de réassureurs européens et asiatiques vers des places de substitution comme Munich, Dublin, Luxembourg ou Paris bouleverse les schémas libéraux mis en place au cours des dernières décennies.

Dans la même veine, le slogan «America first» risque de coûter cher aux Bermudes. L’éventuelle relocalisation de certains réassureurs et fonds de pension aux Etats-Unis inquiète.

Tout est remis en cause. Signe des temps, en janvier 2017, le président de la République populaire de Chine en déplacement à Davos, louait les mérites du libéralisme tandis que de l’autre côté de l’Atlantique le président américain signait décret sur décret pour isoler son pays.
Tout le contraire d’hier.

Atlas Magazine N°138, février 2017

Programme de publicité          Conditions d'utilisation          Copyright          Crédits          Réseaux sociaux