Atlas Magazine Avril 2017

Pays pauvres, pays riches, l’inégalité face aux risques

Les catastrophes naturelles ont la particularité de frapper aveuglément. Même exposition aux risques mais avec des bilans différents entre pays riches et pays pauvres. A l’intérieur même des pays pauvres une deuxième discrimination existe. Ce sont les groupes sociaux les plus démunis qui paient le tribut le plus élevé aux catastrophes naturelles. La pauvreté augmente la vulnérabilité aux événements extrêmes qui aggravent à leur tour la pauvreté, un véritable cercle vicieux.
Atlas Magazine N 140, Avril 2017
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La transformation d’un phénomène naturel en catastrophe dépend en grande partie du niveau de vie et de développement des pays et groupes sociaux concernés. Ainsi la majorité des 10 000 victimes du tremblement de terre de Mexico en 1985 vivait dans les quartiers populaires. Autre exemple: sur une période de 20 ans, la moyenne des décès dus à un tremblement de terre est de 63 personnes au Japon alors que ce chiffre s’élève à 9100 au Pérou, autre pays sismique.

En termes de montant des pertes économiques et assurées, les pays développés devancent largement les pays pauvres. L’accumulation des capitaux assurés ou non dans des zones fortement industrialisées et/ou urbanisées est à l’origine de cette vulnérabilité des pays nantis. Toutefois rapportée au PIB, cette exposition devient plus élevée pour les pays pauvres que pour les pays riches. L’ouragan Andrew qui a déferlé sur la Louisiane et la Floride en 1992 et qui a coûté 40 milliards USD n’a représenté que 0,3% du PIB américain alors que les pertes engendrées par l’ouragan Mitch (1998) ont anéanti 41% du PIB du Honduras.

Quelque soit l'approche économique ou humaine, ces simples constats rappellent l’impérieuse nécessité pour les pays en voie de développement de disposer d’une couverture assurantielle des catastrophes naturelles

Atlas Magazine N°140, Avril 2017

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